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Hors ligne par construction
Le modèle tourne sur le téléphone, pas sur un serveur. Le trajet, la carte et son fond
vectoriel sont rangés avant le départ : au fond d’une vallée sans réseau, tout répond
encore.
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Une carte dessinée, pas des tuiles
Grands axes, rivières et noms de villes, extraits d’OpenStreetMap pour ton corridor et
embarqués avec le trajet — quelques dizaines de kilo-octets. Une carte à tuiles, hors
ligne, n’affiche qu’un rectangle gris.
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Le chiffre qu’on peut vérifier
En grand, la charge que le plan annonçait à l’endroit où tu es — pas celle de
l’arrivée. Sur cet écran tout est estimé ; la seule chose vraie est la jauge de ta
moto, et c’est le seul chiffre que tu puisses lui opposer. Le verdict d’arrivée reste
juste dessous, avec sa couleur.
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Ta vitesse en face du panneau
La limitation du tronçon, dans l’unité de ses panneaux : en Angleterre
l’écran passe
aux miles par heure, parce que c’est ce qui est écrit au bord de la route. Un cadre
rouge si tu la dépasses — jamais sur une limitation devinée, et avec une hystérésis,
pour ne pas clignoter à cent trente sur une route à cent trente.
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Les zones de danger, en grand et sans un son
À l’entrée d’une zone de danger, un triangle prend le tiers de l’écran, sur la carte comme sur le graphe, et l’écran s’inverse trois fois, lentement : l’application n’a pas de son, et sous un casque on ne l’entendrait pas. Il dit ce qu’il reste à parcourir dans la zone, et rien d’autre — c’est une zone qui est signalée, jamais l’emplacement d’un appareil, comme la loi française le demande. Seulement dans ton sens de circulation, et les zones du trajet sont rangées avant le départ : elles s’affichent sans réseau.
Les zones viennent d’OpenStreetMap : les appareils fixes y sont bien relevés en France, les autres très inégalement. Ce n’est pas une garantie, et la limitation reste celle du panneau. Hors de France, vérifie ce que la loi du pays permet.
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Deux chiffres, et l’écart se lit sans le calculer
De chaque côté de l’écran : ce que la moto a maintenant, et ce que le plan
annonçait au même endroit. À gauche où tu en es, à droite où cela mène. Une mesure et
sa référence doivent se toucher : séparées de trente centimètres d’écran, elles
obligent à retenir un nombre le temps d’aller lire l’autre — ce qu’on ne fait pas à
cent trente. Côte à côte, un coup d’œil suffit à savoir si le plan tient.
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Tu quittes la route, elle recalcule
Ce n’est pas un confort de navigation. Tant que tu suis l’itinéraire, ta distance
parcourue est ta distance sur le plan, et tous les chiffres de l’écran en
découlent. Dès que tu t’en écartes, ils continuent d’être calculés — et deviennent
faux en silence. Un nouvel itinéraire part donc de là où tu es, avec
la charge qu’il te reste, en reposant exactement la même question : même mode, même
profil, mêmes péages évités.
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Elle te suit
La carte reste centrée sur toi au zoom que tu as choisi. L’écran ne s’éteint pas.
L’estimation se rafraîchit chaque seconde.
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La carte regarde où tu vas
Orientée dans le sens de marche, et non au nord : une carte au nord demande une
gymnastique mentale à chaque virage — on lit « la route part à gauche » sur un dessin
où elle part vers le bas. À l’arrêt elle revient au nord, la seule orientation qu’on
partage avec un panneau ou avec quelqu’un à qui l’on demande son chemin.
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Le zoom suit ton allure
Ce qu’il faut voir n’est pas une distance, c’est un temps : une
décision se prend quelques secondes avant le point où elle s’applique, et ce délai
tient à toi, pas à la route. La carte montre donc toujours une minute de route devant
— moins d’un kilomètre en ville où il faut voir les carrefours, plus de deux sur
autoroute où il faut voir venir la sortie. Un zoom à la main la fait taire pour de bon.
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Une seule ligne à suivre
Le chemin déjà parcouru disparaît. Sur un aller-retour, les deux sens ont chacun leur
itinéraire — un sens unique, un échangeur — et deux lignes qui se croisent ne disent
pas laquelle suivre. En n’affichant que le restant, la question ne peut plus se poser :
il n’y a jamais qu’une ligne, et elle part de ta roue.
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Tes règles, ton pays
Vitesses réglementaires de vingt-quatre pays et cinquante États, posées dès
l’inscription et recalées d’un bouton quand tu pars ailleurs. Seuils de batterie,
unités métriques ou impériales, thème clair ou sombre — et huit langues, jusqu’aux
tâches d’entretien.
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Elle s’installe
Application web : rien à télécharger sur un magasin. Posée sur l’écran d’accueil, elle
démarre en plein écran et garde tes trajets hors ligne.
Cet écran n’existe que sur le téléphone : il lit le GPS en continu, et une machine posée
sur un bureau n’a rien à en faire.
Ces images sont prises en route, à 71 km de la borne — pas dans un salon.
La carte, en roulant
Deux cartes, et c’est toi qui choisis
La belle et l’increvable. Le réglage est explicite, et il ne change jamais tout
seul : perdre le signal dans une combe échangerait la carte pendant que tu
roules à cent trente, ce qui est exactement ce qu’on refuse. Si les tuiles lâchent en
route, le dessin prend la main et la garde jusqu’à l’arrivée.
Pourquoi la seconde existe
Une carte à tuiles va chercher chaque morceau d’image sur un serveur au moment où tu
le regardes. C’est superbe, et c’est vide dès que le réseau manque — c’est-à-dire dans
les gorges, sur les cols et au fond des vallées, là où savoir où l’on est compte le
plus. Le corridor du trajet est donc extrait une fois, à la
préparation, et voyage avec le plan : il ne demande plus rien à personne. Il reste
net à tous les zooms, ce qu’une image ne sait pas faire.
Et couché sur le guidon, qui est la façon dont on roule vraiment : la carte occupe la
moitié gauche, les chiffres la moitié droite, et rien ne défile — tout tient à l’écran.
Et à l’arrivée, le trajet se mesure. C’est ce relevé-là qui corrige le modèle pour tous les suivants — la moto n’apprend que de ce qu’elle a vraiment fait.
Ces écrans sont plus hauts que la fenêtre du téléphone : fais-les défiler dans leur cadre, comme tu le ferais au pouce.